Aux Victimes de l’ANDROCUR Acétate de cyprotérone


26 Juin 2019

Une vraie bonne nouvelle pour les victimes de l’Androcur !

Avec l’association CADUS, nous avions été reçus en novembre 2018 par le ministère de la santé pour exposer la situation des patients traités par Androcur qui ont développé des méningiomes.

Nous avions plaidé 3 points dans notre discours :

– Un traitement homogène des victimes en CCI (mission d’expertise commune et experts communs) ;

– Le bénéfice d’une expertise sans application des critères de recevabilité ;

– Une expertise sur pièces compte tenu de la gravité des troubles présentés par ces personnes.

Le ministère a relayé la demande auprès de la CNAMED (Commission nationale des accidents médicaux), compétente pour édicter des avis.

La bonne nouvelle est tombée le 18 juin dernier.

La CNAMED a émis une recommandation qui tient en plusieurs points :

– Les CCI adresseront aux personnes qui les sollicitent une liste standardisée des pièces à produire ;

– Les rapports d’expertise devront suivre une trame commune (et on peut penser que les mêmes experts traiteront tous les dossiers) ;

– La seule constatation d’un méningiome chez un patient traité par Androcur « justifie de recourir à une expertise ». Les critères classiques de recevabilité ne seront donc pas appliqués.

Seul bémol, l’expertise médicale sur pièce n’a pas été retenue.

Mais le bilan à ce stade reste très positif pour ces personnes.

N’hésitez pas à contacter l’association CADUS pour avoir plus de renseignements.

Nous attendons vos dossiers pour mettre en place votre demande d’indemnisation

4 Juin 2019

Point d’information sur le dispositif Androcur

Les victimes des effets secondaires de l’Androcur disposent à ce jour de deux procédures pour obtenir gain de cause : la voie judiciaire et la voie dite amiable.

La voie judiciaire suppose la mise en œuvre d’une expertise. Le processus est complexe et peut se révéler couteux (en particulier avec les frais d’expertise). L’assistance par un avocat est indispensable.

A ce stade, nous vous recommandons plutôt d’opter pour la voie dite amiable organisée par les Commissions de conciliation et d’indemnisation (une par région).

Cette voie présente l’avantage de ne pas obliger les usagers à faire l’avance des frais d’expertise.

Reste que l’on pouvait craindre avec cette voie des expertises de qualité très diverse en fonction de la mission d’expertise et de l’expert choisi.

Pour éviter ou limiter cet aléa, la présidente de l’association, Mme Jacqueline Houdayer, assistée de son avocat, Me Antoine Béguin, ont rencontré en novembre 2018 Monsieur EMERY, conseiller auprès de Madame le Ministre de la santé et Monsieur SEVAL de la Direction générale de la santé pour évoquer la situation des victimes de l’Androcur.

Nous avons été écoutés et la piste alors proposée reposait sur trois idées :

  • Une sensibilisation des présidents de CCI sur la particularité des effets secondaires liés à l’Androcur pour bénéficier d’une expertise adaptée ;
  • Des experts communs qui seraient désignés pour réaliser toutes les expertises ;
  • Des expertises sur pièces compte tenu de problème d’épilepsie des patientes.

Si nos interlocuteurs étaient confiants sur les deux premiers points, le troisième point semblait poser plus de difficulté.

La CNAMed va se réunir le 18 juin prochain pour valider le principe d’une mission d’expertise harmonisée.

Cela permettrait de bénéficier d’une mission d’expertise identique quelle que soit la CCI désignée.

Nous devrions aussi avoir confirmation de la désignation d’experts référents pour examiner les dossiers.

Attention, contrairement à ce que vous avez pu lire ailleurs, il ne s’agit pas d’un fonds d’indemnisation.

Le processus restera celui de la Commission de conciliation et d’indemnisation avec néanmoins une mission d’expertise adaptée et des experts choisis.

L’association est à votre disposition pour vous aider à monter votre dossier en CCI.

    17 Avril 2019

« Bonne nouvelle pour les victimes de l’Androcur :

Le Ministre de la santé a répondu récemment à la question d’un parlementaire qui attirait son attention sur la situation des victimes de l’Androcur.

CADUS avait rencontré le cabinet du ministre le 23 novembre 2018 pour plaider la cause de ces personnes, en demandant en particulier un traitement homogène des dossiers en CCI (une même mission d’expertise, des experts communs) et une expertise sur pièce.

Le ministre indique dans sa réponse qu’elle étudie « la possibilité d’un mécanisme d’expertise unique » dans les procédures CCI.

C’est un bon début.

Espérons maintenant que les victimes puissent bénéficier d’une expertise sur pièces.

Nous vous tiendrons au courant. »

Acétate de cyprotérone (Androcur et génériques) et risque de méningiome : conduite à tenir – Lettre aux professionnels de santé

20/09/2018

Information destinée aux endocrinologues, gynécologues, pédiatres, dermatologues, neurochirurgiens, médecins génaralistes, pharmaciens d’officine et pharmaciens hospitaliers

Dans l’attente des recommandations issues d’un travail d’expert l’ANSM propose des premières mesures :

  • Informer les patients de l’existence du risque de méningiome
  • (Ré) évaluer le rapport bénéfice /risque pour chaque patient en tenant compte du risque de méningiome
  • Lors de l’initiation de traitement, vérifier auprès des patients l’absence d’antécédent de méningiome ou de méningiome connu en évolution
  • Prescrire l’acétate de cyprotérone dans le respect des indications autorisées par l’AMM et aux doses les plus faibles possibles et sur une courte durée

Lire 

20/09/2018 – [MED] – Androcur et risque de méningiome : Mise en place d’un numéro vert pour les patients et recommandations temporaires à destination des professionnels de santé – Point d’Information

Comme annoncé dans sa communication du 27 août 2018, l’ANSM va réunir pour la seconde fois, un comité pluridisciplinaire d’experts indépendants (CSST) le 1er  octobre prochain, afin d’émettre des recommandations à destination des professionnels de santé alors que les premiers résultats d’une étude scientifique mettent en évidence une augmentation du risque de  méningiome avec la durée d’utilisation, la posologie et l’âge des patients exposés à l’acétate de cyprotérone (Androcur et ses génériques).
Dans l’attente de ces recommandations, prévues courant octobre, l’ANSM a adressé ce jour un courrier aux professionnels de santé afin de leur préciser la conduite à tenir.